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La révélation verte
d'après NEXUS 65
(novembre - décembre 2009)

Les secrets des devas
Jardinier et franciscain, Pierre nous introduit dans
le monde des génies de la nature
avec lesquels il collabore quotidiennement
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NEXUS : Vous dites faire appel aux devas, de
quoi s'agit-il ?
Pierre : Le mot vient de l'Orient, de l'Inde en particulier...
Les devas sont des énergies qui ont des compétences plus ou moins
grandes, plus ou moins importantes selon leur degré d'avolution. les
tout petits devas, que l'on appelle aussi des élémentaux, ne savent
s'occuper que d'une chose, par exemple faire
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Comment savez-vous qu'ils existent ?
Je ne suis pas un grand spécialiste du travail avec les devas, je le
fais assez au pifomètre quand même. Je n'ai pas de technique
particulièrement pointue, particulièrement efficace que je pourrais
décrire. Le jardin de Findhorn témoigne qu'il y a des gens plus
doués que moi pour parler aux devas, qui d'ailleurs les voient, ce
qui n'est pas mon cas. Moi, je les devine, je sens qu'ils
sont |
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monter la sève dans la plante, et sont donc "commandés" par des
devas plus expérimentés, qui voient plus large, comme un
contremaître dans un atelier. À Findhorn (voir encadré), c'est avec
les devas que s'entretenaient les créateurs du jardin.
Les devas sont donc des intelligences actives, des élémentaux,
absolument indispensables à la vie, toute vie sur la terre.
Nous-mêmes, d'ailleurs, nous avons des devas qui gèrent la
circulation de notre sang ou de nos humeurs et nous avons un deva
général qui gère l'ensemble, le contremaître qui fait que tout le
monde est à son poste et que tout se passe bien. |
là. Disons que j'ai la
sensation que ça marche et je le fais régulièrement.
Un exemple concret ?
En ce moment, il y a beaucoup de limaces qui attaquent le jardin, et
pourtant, les plantes se défendent parfaitement bien, parce qu'on
les aide en parlant aux devas, on les encourage, on va demander au
deva de synthèse de s'interposer ou de faire quelque chose.
Je me souviens, une année, les navets avaient été attaqués par un
insecte, les feuilles étaient devenues des passoires, complètement
ravagées. Je me suis dit que la récolte était perdue. |
Il ne faut
pas s'adresser au chou lui-même, ça c'est le corps du deva. Le deva est
l'énergie intelligente qui habite le chou.
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Alors j'en ai parlé au deva et je n'ai
rien fait d'autre. Peu de temps après, je ne sais comment
l'expliquer, les navets sont repartis, ils ont refait des feuilles
et nous avons eu une belle récolte. Bon, c'est un peu fumeux, un peu
vague, mais je suis sincère. |
Comment pratiquez-vous ?
Le deva général du jardin, par exemple, je sais parfaitement à quel
moment il est là. Pour qu'il soit efficace, le jardin doit être bien
délimité afin que le deva reconnaisse son territoire ; il faut
ensuite que les planches soient entamées, qu'il y ait des plantes
qui commencent à pousser et alors il intervient. |
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► Findhorn : l'aventure
continue |
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Communauté
installée en Écosse, Findhorn a été créée en 1962 par Peter et
Eileen Caddy, Dorothy Maclean afin de développer un art du jardinage
fondé sur la communication avec les esprits de la nature. Très vite
sont apparus sur cette lande désolée des jardins d'une richesse
extraordinaire qui ont fait la notoriété de Findhorn |
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à
travers le monde.
Reconnue en 1997 comme "ONG associée" par l'ONU avec la mission
d'implémenter l'Agenda 21 la communauté développe aujourd'hui de
nombreuses activités de formation et de recherche et accueille
environ 15000 personnes par an.
Site :
http://www.findhorn.org
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« Comment ne pas leur être
reconnaissant ? » |
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Comment parle-t-on aux devas ?
D'abord en admirant la plante... Vous voyez ce
chou ? Eh bien, si vous voulez parler aux devas, dans votre
imagination, il ne faut pas s'adresser au chou, aux feuilles du
chou, ça c'est le corps du deva, c'est sur quoi il agit, son
domaine. Il faut imaginer que le devas est l'énergie intelligente
qui habite ce chou, s'en occupe, le fait pousser et mûrir. Et donc
vous ne vous adressez pas aux devas en regardant le corps de la
plante. C'est une première chose.
Ensuite, vous ne pouvez leur parler qu'avec amour,
reconnaissance... Comment voulez-vous ne pas être reconnaissant
vis-à-vis d'une intelligence aussi raffinée, aussi persévérante ?
Quand vous voyez un brin d'herbe qui traverse le goudron au bord de
la route, vous dites : "Le deva qui est là a vraiment du mérite!"
En travaillant avec les devas, on est toujours invité à être
conscient d'un tout où tous les engrenages se connaissent,
interagissent, s'entraident et où il y a une âme, une âme de la
chose, une âme de l'ensemble, |
► Bernard a «testé» les
devas
Nous
avons choisi deux parcelles qui avaient un historique proche afin de
limiter les différences. Sur l'une des deux, nous avons effectué un
travail de connexion à ces esprits de la nature, en pratiquant un
rituel au début de la culture. Ce n'est pas moi qui l'ai fait
directement, je me suis fait accompagner par quelqu'un qui a
l'habitude de travailler avec ces énergies-là. Pendant que la
culture se développait, nous n'avons pas observé de différence
significative entre les deux parcelles. En revanche, nous avons
constaté, lors de la récolte que la parcelle où nous n'avions pas
pratiqué le rituel atteignait à peine trente quintaux à l'hectare,
tandis que l'autre en était à peu près à quarante-quatre quintaux !
Cela fait une différence de près de 50% pour un travail immatériel
en apparence. Nous ne nous attendions pas à une telle différence.
Mais voilà, la surprise fut grande et heureuse. Cela nous encourage
évidemment à continuer dans cette voie et à faire d'autres
expériences l'année prochaine.» |
Justement, les rendements ?
Nous n'avons pas encore assez de recul, mais nous avons eu de beaux
résultats sur l'ensemble des légumes avec, par exemple, un chou de
9,6 kg ! En revanche, cette année sera moins bonne, car nous venons
de tout mettre en permaculture (*) et nous avons commis une erreur
de méthode par rapport au climat, à cause de notre manque
d'expérience dans le domaine. Les devas ne peuvent pas tout
compenser...
Aucun traitement chimique...
Évidemment, jamais de chimie. Il y a tout ce qu'il faut dans la
terre...
Même
contre les parasites ?
Grâce à cette conscience du jardinier et à la complicité avec le
deva général, j'ai constaté bien des fois, je peux le dire, qu'on
n'a qu'à regarder les plantes se défendre, comme les navets dont je
vous ai parlé. De même ce chou rouge vient de subir une attaque de
chenilles. Je lui ai parlé, j'ai parlé aux devas et je l'ai
encouragé à se défendre, j'ai demandé au grand deva général
d'activer les choses, de faire ce qu'il fallait, |
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c'est
aussi ça, le deva de synthèse, c'est l'âme du jardin. Donc on est
invité à s'émerveiller devant pareille orchestration. Je trouve ça
magique, magnifique, ça n'a plus rien à voir avec les rendements,
les espèces, avec toutes les préoccupations de taille, de poids,
etc. On regarde le miracle s'accomplir. |
même si
ces chenilles, il faut bien qu'elles vivent. Aussi curieux que cela
puisse paraître, ça s'est arrêté : les chenilles ont disparu du jour
au lendemain, je ne sais pas comment, mais il n'y en avait plus et
le chou n'a pas été dévasté. |
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Est-ce que tout le monde peut travailler avec les devas ?
Je dirais qu'on ne peut pas travailler avec les devas, forcément,
mais on en est plus ou moins conscient, c'est sûr. Et à mon avis, on
leur facilite le travail si l'on est conscient de ce qu'ils font.
C'est comme quand vous marchez sur un chemin : les petites fleurs du
chemin nous voient passer. Si vous êtes conscient qu'elles sont là
et de ce qu'est un être humain, une trinité qui se déplace, qui est
là, consciente, plantée dans l'être parfait, vous pouvez les
regarder et leur dire : "voila ce qu'est un être humain. Eh bien, un
jour, - ce n'est évidemment pas à l'échelle d'une vie humaine - , un
jour vous viendrez dans le règne humain à votre tour et pour le
moment, vous réjouissez les yeux de ceux qui vous regardent." C'est
une communion, il y a une osmose, on est avec, on est dedans. Bien
sûr que personne ne devrait ignorer les devas. |
Note
(*) La permaculture est une
science systémique qui a pour but la conception, la planification et
la réalisation de sociétés humaines écologiquement soutenables,
socialement équitables et économiquement viables.
Eux aussi...
Sylvie Hetzel, Nature, au-delà du silence, éd. Co-créative,
2006.
Yann Lipnick, Les esprits de la Nature et les mystères de Gaïa,
éd. Ôvilorôi, 2007.
Christophe Allain, Journal d'un éveil du 3e œil, éd.
Interkeltia, 2009.
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