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Sortir des schémas transmis au fil des générations

Les Bases Biologiques et Symboliques
du Transgénérationnel

Par Dr Olivier Soulier
Extrait de "Bio Contact - juin 2002"


 

On appelle transgénérationnel les valises et les projets transmis par nos ascendants et que nous risquons de transmettre aux générations suivantes. Il nous appartient également de décharger nos enfants de ces contraintes pour les laisser choisir librement leur vie. Pour le Dr Olivier Soulier, ce n'est pas une mince affaire...

Essayons d'aborder les mécanismes biologiques qui permettent aux mémoires de se transmettre le plus souvent à notre insu. Ces mémoires ont plusieurs niveaux :

- Le vécu qui représente l'histoire familiale, celle à laquelle tout le monde a accès, en remarquant tout de suite que si nous y avons accès au quotidien, que si cela fait partie des meubles de notre vie, nous ne la voyons le plus souvent pas du tout. C'est ce qui est devant nos yeux tous les jours que nous voyons le moins.

- Le niveau inconscient. C'est la suite du premier niveau. Comment je vis dans ces meubles, quels mécanismes et croyances j'ai intégrés, sans savoir que la vie n'est pas forcément comme cela. C'est le niveau des croyances, des préjugés. Qu'est-ce qui guide mes actes sans que je sache que je suis guidé ?

- Le niveau somatisé. Il est le plus profond, au-delà de l'inconscient. C'est un niveau où les données sont entrées profondément dans la matière, soit sous forme de somatisations et de maladies qui représentent un mode de transmission avec ricochets de génération en génération, soit encore plus loin dans notre mémoire génétique la plus profonde, au niveau moléculaire ou chromosomique.

Un peu de physiologie.

Pour qu'il y ait reproduction, il faut que l'ovaire produise un ovule et que celui-ci rencontre un spermatozoïde. On pourrait penser que cela se produit sur un temps bref de 4 semaines pour le cycle d'ovulation et de 3 ou 4 mois pour la fabrication des spermatozoïdes.
    Mais regardons de plus près et nous verrons l'immensité de ce qui se passe : lors de chaque division de nos cellules, ou mitose, se reproduit notre patrimoine chromosomique qui représente la somme des connaissances héritées des générations antérieures. Il y a une seule division.
    Les cellules germinales, c'est-à-dire celles qui vont créer un ovule (ou un spermatozoïde), subissent deux divisions de suite : c'est la méiose. Pendant tout le temps de ces divisions, le champ de forces d'influences est ouvert. Les chromosomes qui sont en cours de duplication, de photocopie, sont particulièrement sensibles aux influences et messages extérieurs. Ces champs de force se visualisent très bien dans le fuseau mitotique.

Dr Olivier SoulierCe qui est extraordinaire, c'est que quand une femme de trente ans ovule, elle termine une division cellulaire qui a commencé... 30 ans et 6 mois plus tôt ! Une division cellulaire dure de quelques minutes à quelques heures, un temps relativement court que l'on pourrait comparer avec une prise photographique qui ne dure qu'un instant. Ici, la division, la duplication du patrimoine reste en "jeu ouvert" pendant 30 ans. Un peu comme une photo qui se prendrait sur "pause" pendant des heures ou des jours et qui enregistrerait les mouvements non visibles d'une étoile. Pendant tout ce temps, le champ de force, comme l'objectif de notre appareil photo, est ouvert et peut capter tout ce que la femme a vécu avant de le transmettre à sa future descendance.

Les deux divisions de la méiose.

- La première commence à 3 mois in utero dans l'ovaire du fœtus féminin (qui deviendra un jour une maman), dans le ventre de sa propre mère. Elle se termine à l'ovulation de la femme adulte.
    Elle peut capter tout ce qui s'est passé pendant ce temps (les 30 ans et trois mois de la première division), à la fois l'histoire de sa mère - la femme qui l'a portée pendant la grossesse - et toute da propre histoire jusqu'à ce qu'elle décide elle-même de se reproduire.

- La deuxième commence à l'ovulation et se termine après la pénétration du spermatozoïde. Elle capte toute l'histoire de cette rencontre.
    Il existe un véritable chevauchement des générations. Chaque fœtus féminin dans l'utérus de sa mère est déjà en train de préparer ses propres futurs enfants. Et de préparer par la même occasion les transmissions transgénérationnelles.
    Chaque grossesse a, en fait, déjà commencé dans la grossesse de la génération d'avant. Chaque enfant commence, en quelque sorte, à se développer dans le ventre de sa grand-mère maternelle ! Et ainsi de suite... Comme deux miroirs face à face, comme une caméra de surveillance qui filme son propre moniteur. Chaque grossesse se trouve en fait branchée sur la nuit des temps.
    Rajoutez à cela qu'à chaque ovulation, le femme sélectionne une vingtaine d'ovules parmi les 600 000 disponibles, comme une présélection de programmes générationnels possibles. C'est le plus adapté, ou appelé, qui gagne en écrasant les autres.
    Rajoutons que l'ovule choisit toujours le spermatozoïde qui lui va le mieux, le plus complémentaire de son propre programme. Notons enfin que ce spermatozoïde est aussi génétiquement celui qui a le patrimoine le plus éloigné, car le plus complémentaire.
    Voilà un des modes de transmissions généalogiques, il y en a d'autres. Cela permet d'imaginer comment se produisent les transmissions.

Deux histoires vraies.

Prenons quelques histoires totalement inconscientes et qui ont dû se transmettre de cette façon profonde par inscription quasi-génétique.

Une jeune femme de 20 ans, à l'éducation stricte, part pour la première fois en vacances. Elle est en Autriche et rencontre un jeune Allemand lui aussi en vacances. Loin des principes, elle vit sa première aventure amoureuse et sexuelle. Et forcément, elle se décide à avoir des rapports sexuels quand son désir est le plus fort c'est-à-dire à l'ovulation, sous l'influence des œstrogènes qui décuplent son désir. Elle rentre en France et se rend compte ensuite qu'elle est enceinte. Elle se marie avec un de ses amis d'enfance qui lui propose d'endosser secrètement la paternité. Et naît un magnifique prématuré de 7 mois et quatre kilos... Puis naît une autre fille.
    La première fille se marie et mène sa vie entre son mari et ses amants. Elle reproduit les conditions de sa conception. Elle vit heureuse. Elle a été conçue dans l'extase amoureuse. Son mari passe pour le gentil qui accepte tout.
    La seconde fille, une fois adulte, fait des études de journalisme et demande son premier poste en Allemagne. Elle fera une dépression sans comprendre ce qu'elle cherche et que forcément elle ne trouve pas. Elle est l'enfant de la raison. Elle passe sa vie à déprimer et à chercher ce qui lui manque à elle et que sa sœur a.

C'est une grande loi. Personne ne peut nier la condition de sa création et de sa survie sous peine de la peur inconsciente de ne pas exister.
    Le clou de l'histoire c'est que, quand le secret de famille est révélé, le mari de la première lui dit : "à propos de révélation, j'ai un enfant d'une autre femme et il a l'âge de notre aîné". Le mari a été choisi car inconsciemment ils fonctionnent tous les deux selon les mêmes lois.
    Enfin, un enfant de ce couple qui fait régulièrement des convulsions guérit dès la révélation (qu'il ignore) du secret.
    Toutes ces informations ont été transmises de façon totalement biologique. Chacun les applique.
    Boris Cyrulnik a mis en évidence la "résilience", capacité qu'ont certains enfants de trouver de trouver des solutions à leurs difficultés, alors que d'autres parfois plus favorisés n'y arrivent pas. Pourquoi ?
    Je propose l'idée suivante, bien illustrée par cette histoire : la conception dans un mouvement de désir profond et d'extase amoureuse sélectionne les ovules et les spermatozoïdes de façon complémentaire et hautement performante. Mon expérience de médecin me l'a toujours confirmé, à vous de vérifier.
    Ce que chacun de nous doit aussi savoir c'est que chacune de nos prises de conscience retentit sur les générations précédentes et suivantes.

Prenons une autre histoire de transmission de ce niveau. Dans une ferme, un couple travaille d'arrache-pied (on serait tenté de parler "d'arrache-main"). Ils fabriquent des pâtés. Un jour, après une dispute, dans l'énervement qui suit, leur fille âgée de 4 ans met sa main gauche dans le broyeur à viande et se retrouve amputée.
    Cette fille arrive à l'âge adulte, se marie et a un garçon qui souffre de quadriplégie alternante. Il se paralyse, par moments, totalement et de façon régressive. La médecine est perplexe devant cette maladie connue, mais qu'elle ne comprend pas. Parfois, il commence par saisir sa main gauche avec la droite et crie "main, main". Il a deux ans. Les parents réaliseront que ses crises de paralysie se déclenchent dès qu'il y a dispute entre eux. L'enfant a compris que la solution de survie face au risque de perdre sa main suite à une dispute, c'est de se paralyser<; ce code lui a été transmis "biogénétiquement" par sa mère comme technique de survie.

Cascades et ricochets.

 Remontons au niveau de transmission somatique inconscient par un phénomène d'engendrement de maladies. Nous envisagerons, à titre d'exemple, deux types de transmission : des transmissions par acceptation et des transmissions par refus.
    Vous imaginez bien que cela est souvent plus complexe. Ce qui compte, c'est de repérer les maladies avec leur sens, de voir les cascades et les ricochets puis de reconstituer un puzzle généalogique. Puis apparaissent alors les choix de chaque génération par rapport à la précédente.
    Nous prenons comme point de départ que chaque maladie correspond à une problématique psychologique (1).
    Chaque maladie correspond à un code et à une problématique. Nous considérons cela comme acquis. De nombreux ouvrages existent actuellement dans lesquels vous trouverez des listes.
    Certains éléments sont connus statistiquement sans que le mécanisme soit compris. Nous savons ainsi que les femmes qui ont un cancer du sein auront des filles qui auront elles-mêmes un risque supérieur de cancer du sein.
    Les personnes qui ont un cancer du sein pensent toujours qu'elles doivent nourrir tout le monde et sont responsables du bonheur "nutritif - affectif" de leurs proches. De plus, elles vivent mal le fait que les autres ne leur reconnaissent pas ce droit qui est aussi un devoir. La notion d'autonomisation affective, de leurs enfants ou d'elles-mêmes, est toujours mal vécue car elle les prive d'une partie de leur identité. Ce mode de fonctionnellement se transmet éducationnellement très vite de mère en fille. C'est la base de la transmission de risque de cancer du sein. Au départ, dans l'histoire familiale, il y a une femme qui a vu un de ses proches souffrir et qui s'est dit : "plus jamais ça". Elle prend le mode de fonctionnellement "cancer du sein" pour éviter une souffrance. Le cancer traduit le fait que ce mode de défense qui au départ était réel, ne l'est plus à la génération suivante, c'est uniquement la peur qui peut être héritée.
    Dans ce cas, il s'agit d'une transmission par identification et acceptation du principe familial. On retrouve cela dans les constipations, les cancers du côlon, les problèmes de vésicule biliaire, les polykystoses ou encore l'hypertension familiale. La loi familiale est acceptée et intégrée.

La logique du contre-pied

Mais un être peut décider de refuser de rentrer dans un schéma de fonctionnement et prendre un contre-pied. Il va faire une maladie qui représente le mode de réaction inverse. Prenons quelques exemples :

Une femme anxieuse, pleine de préjugés et de craintes, souhaite garder ses enfants sous son emprise, le plus souvent pour ne pas s'exposer au risque de souffrir quand ils vont s'éloigner. Elle évite aussi de s'inquiéter en contrôlant tous leurs actes. Cela sera d'autant plus efficace si son mari nourrit cette attitude ou la laisse faire.
    Cette femme peut présenter une des maladies qui traduisent ce schéma de fonctionnement : une constipation chronique, des polypes ou un cancer du côlon. Une polyarthrite si elle est très affectueuse et possessive.
    L'enfant qui refuse cette situation va pouvoir faire diverses maladies. Il fera des diarrhées chroniques, s'il fuit avec énergie. S'il hésite à prendre son individualité, il fera un eczéma. S'il intègre la séparation comme dangereuse, il fera des otites.
    Plus tard, il pourra faire une maladie de Crohn s'il n'arrive pas à sortir du chantage affectif qui accompagne souvent ce type de situation.
    S'il intègre totalement les principes familiaux au point de croire que ce sont les siens, il ne peut plus fuir. Sa seule solution pour fuit et malgré tout de refuser, sera de se paralyser. Il pourra faire une sclérose en plaques.
    Cela peut paraître difficile à décoder au premier abord, et ce travail est un long chemin de compréhension où chaque signe a un sens.

Prenons un homme sérieux s'il en est. Ses parents, très travailleurs, lui ont donné des principes d'efforts et de rigueur. Il les applique et réussit très bien dans sa vie.  Mais, ç y regarder de plus près, cela n'est pas aussi simple que cela.
    Il présente biologiquement des triglycérides ainsi que des Gamma-GT augmentés (gamma glutamyl transférase, enzyme hépatique élevée dans les cirrhoses et les hépatites, ce qui traduit un refus de l'injustice et des lois familiales, mais avec difficulté à s'en séparer, alors qu'il ne boit pas et mange très sainement. Il présente aussi un bloc auriculoventriculaire partiel, (la conduction de l'ordre cardiaque passe mal entre l'oreillette qui représente le passé et le ventricule qui représente le présent).
    Il présente parfois des crises de malaises soignées en homéopathie par Moschus qui est un remède d'hystérie et de refus infantile. Enfin, il dit qu'il commencera à vivre après 50 ans, ce qui est la seule partie consciente de son état réel.
    Concrètement, tous ces symptômes traduisent un refus de ce qu'il a reçu et applique pourtant avec succès. Son corps a parlé très vite, ce n'est que bien longtemps après qu'il prendra conscience et revisitera sa vie. Au fond ce n'est pas parce que l'être supérieur fonctionne bien que l'enfant intérieur y trouve son compte. Mais à terme c'est lui, l'enfant libre, qui arbitrera. Tout cela fait penser à la chanson "le blues du businessman" : "j'aurai voulu être un artiste..."

par amour entre eux, par envie de donner la vie, de permettre à un être de s'épanouir. Mais ne rêvons pas, nous savons tous que cela est très rarement le cas.
    Nous rencontrons souvent bien autre chose : pour sauver le couple, remplacer un enfant ou un aïeul mort, empêcher le conjoint de partir, éviter un problème professionnel, combler un manque personnel. Et voilà cet enfant qui se trouve investi de cette mission qu'il va appliquer toute sa vie sans le savoir, avec parfois du succès, mais aussi parfois une mission impossible à réaliser, comme de réunir un couple séparé.
    La raison est parfois très banale parce que cela se fait de faire des enfants, vu qu'on est marié... mais cela n'est pas une bien bonne intention. Pire encore l'être qui se penche sur son histoire ne comprendra pas où est le problème, car il ne trouvera ni secret, ni drame, ni rien que le psychogénéalogiste pourra se mettre sous la dent.
    Rien, sauf qu'il manque l'essentiel : la conception dans l'amour vrai et fort. Quoi de pire en effet que d'être conçu que parce que cela se fait... et se chercher, comme disait Coluche : "jusqu'à la fin de sa mort, toute sa vie..." (et il rajoutait : "tant qu'à faire, je préférerai mourir de mon vivant"). Car seul l'amour donne la vraie vie.
    Avant toute conception, il y a un projet et c'est ce projet que l'enfant va appliquer. Un de ses grands défis sera de sortir du projet de ses parents pour entrer dans le sien propre. C'est ce que l'on appelle le "projet sens".
    Parfois, les intentions des deux parents pour un enfant sont complètement différentes, voire opposées. J'ai souvent rencontré cela dans des situations de scoliose où l'enfant tord sa colonne pour essayer de concilier la chèvre et le chou. En y perdant son axe propre...

Le rang dans la fratrie

C'est aussi un point essentiel. En fonction de notre place dans la fratrie, nous recevons particulièrement des éléments venant des parents et ascendants ayant rang semblable. Les rangs se calculent sur une base de trois. Un, deux, trois pour les premiers, puis on recommence. Le quatrième est un un, le cinquième un deux, le sixième un trois, le septième un un, etc. Ce qui explique la transmission particulière à un enfant plus qu'à un autre. Il existe donc aussi une proximité entre le premier et les quatrième et septième ; le second et les cinquième et huitième ; le troisième et les sixième et neuvième.
    Le quatrième à une place particulière, il est dit "la cible". C'est lui qui cristallise, malheureusement le plus souvent, le maximum d'héritage familial. Le premier est celui qui porte la plus forte pression familiale. Le quatrième se trouve aussi être une sorte de "double premier". C'est aussi souvent là qu'il y a des fausses couches. Ceci est un élément issu de l'expérience et des observations.

Les parents changent

Nous n'avons pas tous les "mêmes" parents, même dans une même fratrie ! D'abord car le rang de fratrie joue beaucoup, et cela devient encore plus complexe dans les familles recomposées. Ensuite, car les parents changent beaucoup sous l'action des enfants. Le temps passant, les derniers enfants n'ont le plus souvent plus du tout les "mêmes parents" que le premier. Entre-temps, les parents ont beaucoup évolué et n'élèvent plus du tout les enfants de la même manière. Les premiers enfants essuient les plâtres alors qu'avec les derniers, les parents sont rodés ou fatigués, dans tous les cas ils ont appris à relativiser leurs principes du départ.

La partie "libre" et la partie "obligatoire"

Il est important de comprendre que, dans une vie, deux forces interagissent :
    - d'un côté notre être profond, notre enfant intérieur, notre aspiration essentielle,
    - d'autre part, notre héritage qui comprend notre nature animale et les modes de réaction qui lui sont liés ainsi que notre héritage généalogique avec tous les projets, projections, secrets, schémas familiaux et sociaux hérités...
    C'est notre être essentiel, le moi profond, qui est le repère et la référence, car c'est lui qui doit s'accomplir au travers notre héritage et en le dépassant. C'est là le but de la vie.
    La maladie ne vient que pour nous montrer les parts encore inaccomplies et les chemins à retrouver.
    Chez les animaux, tout ou presque, est inscrit dans les codes biologiques et les chromosomes, c'est ce que l'on appelle l'instinct. L'animal n'a pas de libre arbitre. Il applique des modes de vie d'espèce. Il ne progresse dans sa connaissance qu'au fur et à mesure de l'évolution de l'espèce.
    Alors que l'être humain, lui, a deux parts d'héritage, en quelque sorte un cahier de texte en deux parties :
    - une part animale héritée avec, comme eux, les instincts et les réflexes de vie,
    -une part issue de l'histoire des générations précédentes.
    Cette part transmise par l'éducation et toutes formes d'héritage est très importante et très spécifique à l'être humain. C'est la part qui fait que l'homme sort de sa nature animale et peut écrire une grande partie de son histoire comme sur son cahier.
    Un cahier en deux parties avec une partie génétique animale "obligatoire" et une partie "libre", spécifique à l'homme. Pourtant cette part "libre" du cahier ne l'est pas tant que cela et ce cahier, quand on le reçoit, est déjà plus que partiellement imprimé par le transgénérationnel. L'homme a la mission personnelle de se réapproprier ces pages qui lui ont été transmises. C'est sa gloire, et la difficulté de son chemin.

Dr Olivier Soulier

 


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